8 mai 2026

Carrières / métiers Santé / Ecologie

Conséquences de la flambée des carburants sur le quotidien des agentes : le SNES-FSU écrit à la Rectrice

Conséquences de la flambée des carburants sur le quotidien des agent·es : le (…)

La forte augmentation des prix, notamment de l’énergie, provoquée par la guerre au Moyen-Orient, pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Les agent•es de la Fonction publique subissent de plein fouet cette nouvelle poussée inflationniste alors même que leurs traitements indiciaires ont perdu près d’un quart de leur valeur en euros constants en vingt-cinq ans. Cette situation résulte d’années de dévalorisation du point d’indice, d’abord au début des années 2000, puis de quinze années de gel de sa valeur à l’exception de quelques mesures ponctuelles insuffisantes.

Ainsi, dans le contexte d’augmentation brutale et incontrôlée des prix des carburants, les personnels de l’Education nationale ne sont pas épargnés. Tous•tes les agent•es contraint•es d’utiliser leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail sont concerné•es, parfois au prix de plusieurs centaines de kilomètres parcourus chaque semaine. Les personnels en services partagés, les TZR, les agent•es contractuel•les, les collègues assurant des compléments de service ou étant amené•es à se déplacer pour les examens ou le suivi des stages, mais aussi les AESH et les AED, déjà parmi les plus faiblement rémunéré•es, se retrouvent aujourd’hui dans des situations financières particulièrement difficiles, voire intenables.

Pour le SNES-FSU, il est inacceptable que les personnels de l’Education nationale, engagés au service de l’intérêt général soient contraints de financer eux-mêmes une part croissante du coût de leur activité professionnelle.

La section académique du SNES-FSU vient d’adresser un courrier à Madame la Rectrice pour lui demander notamment de porter une attention particulière à l’ensemble de ces difficultés, de veiller à ce que les remboursements de frais soient effectués dans des délais raisonnables et de garantir que tous les personnels, notamment les plus précaires, puissent faire valoir leurs droits et accéder aux dispositifs d’aide relevant de l’action sociale.

Ce courrier est aussi l’occasion de rappeler les revendications du SNES et de la FSU en termes de revalorisation des salaires et des carrières, notamment :

 le dégel du point d’indice, première étape d’un plan pluriannuel, aboutissant à l’attribution uniforme de 80 points sur l’ensemble de la grille indiciaire, combinée à une revalorisation d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et à son indexation sur l’indice des prix à la consommation,
 un plan pluriannuel de revalorisation des grilles pour les catégories A, B et C, accompagné de mesures indiciaires pour toutes et tous,
 l’ouverture de négociations sur les carrières et les rémunérations,
 l’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
 une revalorisation de l’Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement (ISSR) ainsi que des frais de déplacements pour faire face à l’inflation actuelle,
 un plan de titularisation pour les non-titulaires et une grille nationale de rémunération,
 la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH,
 une grille salariale nationale pour les AED et un salaire minimum de 1 850 € nets.

C’est une urgence sociale et démocratique au regard du rôle des agent.es de la fonction publique dans les périodes de crise économique, sociale, et écologique. Il est temps de rompre avec ces 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et d’appauvrissement de celles et ceux qui œuvrent au service de la population.