Le ministère continue de parler au conditionnel de la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B. Amplifions la mobilisation pour que cette revendication se conjugue au présent : le 9 juin, dans la rue, pour un vrai statut, un vrai salaire, pour les AESH !
Communiqué intersyndical national
Communiqué FSU
Communiqué intersyndical 63
Lieux et heures des rassemblements dans l’académie :
Clermont-Fd : rassemblement à 12h devant le rectorat
AG 10h, local de Solidaires, 28 Rue Gabriel Péri
La mobilisation du SNES, de la FSU et de l’intersyndicale depuis plus d’un an a obligé le ministère à ouvrir des discussions sur la création d’un statut d’AESH. Le premier groupe de travail a eu lieu le 20 mai. Le compte n’y est pas !
Pour mettre la pression en vue des réunions à venir (le prochain groupe de travail est prévu le 16 juin), l’intersyndicale appelle à la mobilisation le mardi 9 juin. Il n’est plus possible d’accepter que nos collègues, essentiellement des femmes, soient maintenues dans une telle précarité. Le statut et un corps de fonctionnaire de catégorie B, c’est possible, c’est urgent, c’est maintenant !
Des réponses inacceptables !
La réunion du 20 mai a été consacrée en grande partie à la présentation par l’Inspection générale d’un rapport qui devrait être rendu public dans quelques jours mais qui a, depuis, fuité. Ce rapport écarte clairement la piste d’une fonctionnarisation des AESH, symbole selon les IG d’un modèle de "l’accompagnement humain précaire". A rebours des revendications de l’intersyndicale, le rapport évoque la création de « conseillers principaux d’accessibilité », placés auprès du chef d’établissement, et responsable du développement de l’accessibilité « avec autorité fonctionnelle sur les personnels ressources de l’école inclusive (notamment ERSEH, formateurs, personnels RASED et AESH) ». Plutôt que la fonctionnarisation des AESH, les IG évoquent la création d’ "assistants d’accessibilité". Elle ou il ne serait plus attribué-e à un enfant par une notification de la MDPH mais interviendrait directement en appui de l’enseignant, par exemple pour la mise en oeuvre de certaines adaptations pédagogiques. Cette nouvelle fonction serait un débouché pour les AESH référentes ou les AESH expérimentées vers la mise en œuvre pratique des adaptations pédagogiques. Les autres AESH resteraient contractuelles et concentrées sur l’accompagnement à la vie quotidienne et sociale des enfants atteints d’un handicap lourd.
La suite de la réunion a permis au ministère de présenter ses pistes de travail. Si l’administration accède à la demande du SNES-FSU de ne pas verrouiller les discussions en deux groupes de travail, en programmant plutôt autant de réunions que de besoin (concours, mobilité, rémunération, etc), l’extrême prudence du ministère est frappante. La création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B est toujours présentée au conditionnel, et pour un nombre limité d’AESH. 10, 20 % ? Tout dépendra de l’atterrissage sur le temps de travail des AESH, mais une chose est certaine, pour le ministère, la fonctionnarisation de toutes les AESH est exclue.
Le ministère soutient la nécessité de confier d’autres missions, dont certaines n’existent pas encore, afin que les AESH atteignent un temps complet, même s’il exclut, comme l’avait demandé le SNES, les missions d’AED qui faisaient craindre le retour des ARE (assistants de réussite éducative). Mais toute cette discussion passe sous silence la réalité du travail des AESH, déjà très lourd, et leur grande précarité !
Trop de flou, de conditionnel, les pistes de l’IG qui sonnent comme une provocation, organisons la mobilisation pour faire entendre la voix des AESH avant le deuxième groupe de travail prévu le 17 juin !
Préparer et réussir la mobilisation du 9 juin
Les visuels SNES-FSU
Communiqué intersyndical -
AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire ! Toutes et tous mobilisé.es le mardi 9 juin
Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.
Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables.
Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive.
L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.
Nous réaffirmons nos revendications :
– la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ;
– un temps complet sur la base des missions réelles exercées ;
– une revalorisation salariale significative ;
– la reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ;
– une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Le prochain groupe de travail est annoncé pour le 17 juin. D’ici là, il est indispensable de faire entendre massivement les revendications des AESH.







