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Le préavis de grève reconduit de semaine en semaine par le SNES-FSU a permis les mobilisations décidées dans certains collèges, y compris au moment du DNB ; ces mobilisations doivent reprendre avec d’autant plus de force à la rentrée. C’est pourquoi la CAN du SNES-FSU a souhaité que la prérentrée donne le signal fort à la profession comme à l’opinion que la contestation ne faiblit pas, que le mouvement reprend fortement.
 
Dans les établissements, les débats porteront sur ce que nous voulons pour le collège et sur le plan d’action voté par les instances du SNES-FSU et qui sera proposé à l’intersyndicale second degré. L’idée est bien de faire monter la pression, d’associer le maximum de collègues aux mobilisations en utilisant la pétition intersyndicale, en ayant des actions diversifiées du type réunions publiques, distribution de tracts, délégations auprès d’élus.
 
Il s’agira de débattre de l’organisation d’une journée de grève à proximité de la rentrée et de construire une manifestation nationale à Paris en octobre. Cette dernière modalité permettrait de rassembler au-delà des personnels et de faire la démonstration que les enjeux d’une réforme du collège nécessitent autre chose que des négociations bâclées et un dispositif inefficace et dangereux.
 
 
 
A la rentrée, de nombreux personnels AESH, maillons essentiels des CLIS (classes de primaire) et des ULIS (classes en collèges ou lycées), seront moins présents dans ces structures pour aider à la scolarité des élèves en situation de handicap. Dans les collèges et lycées, la baisse est de 20% sur la plupart des établissements où elles sont implantées. Deux cas emblématiques à Clermont, le collège Gérard Philipe, et son ULIS de malentendants, ainsi que le Lycée Professionnel Roger Claustre perdent la moitié de leurs postes d’accompagnants. Ce sont au total 10 collèges ou lycées qui voient leur dotation en AESH diminuer pour compenser l’ouverture de nouvelles CLIS ou ULIS ailleurs.
 
Comment développer « l’école inclusive », mise en avant par le ministère de l’Education Nationale quand les moyens qui le permettaient sont retirés à ces établissements par ce même ministère ? Pour plusieurs élèves l’absence d’un AESH risque de compliquer voire d’empêcher leur scolarisation et leur inclusion. Ce sont là des signes inquiétants et inadmissibles envoyés aux familles dont les enfants sont solarisés dans ces structures.
 
Pour le SNES-FSU, la scolarisation des enfants en situation de handicap est un droit pour eux et une obligation pour l’institution et ne peut pas se faire à moyens AESH constants. L’ouverture d’une CLIS ou ULIS ne peut se faire au détriment des autres. Le SNES-FSU demande les moyens nécessaires pour l’application effective de la loi de 2005 sur le handicap, c’est pourquoi le SNES-FSU est intervenu lors du Comité Technique Académique du mardi 23 juin au Rectorat.
 

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